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Peinture

Partager, communiquer le concept d’un instant au-delà de l’image figée d’une photographie,
Saisir l'esprit de ce moment sans en exclure la forme et en faire sortir le contenu du contenant.
Comme un fruit qui mûrit au soleil, ddans mes nuits je rêve,
Je rêve de ces instants uniques de vie, dde ressenti
Où plus rien n’existe que l’impalpable
L’indéchiffrable, lla communion des atomes, des particules de rien,
Ce petit rien qui forme un tout dans l’harmonie de l'être.
Et la toile se bâtit, s’imbrique et s’implique
Hante mes heures, une à une égrainées dans un futur faire
Qui ne fait que refaire et défaire pour en extraire la sève,
L’essentiel est son huile, d’en oindre la forme, le volume
Reprendre l’acte crédible, lisible pour l’autre.
Parfois, trop impatient, la peinture est là qui s’impose,
M’oblige à l’exécution, étapes après étapes,
Réinventer la technique, créer la forme, le volume
Dans le rêve fébrile qui me laisse un vide,
Un rien dans les matins de brume.
Ce goût de rien, cette plume de tout, je traîne
Et j’étrenne la surface blanche de la prochaine,
Retraçant l’épreuve de la nuit avec un sentiment de déjà vu, déjà vécu.
Je déchire, je froisse, je brûle et recommence.
Le dessin se dessine, lla forme prend forme, la vie arrive et se déforme,
Le croquis se croque et le volume s’assume.
Les terres s’enterrent sous les couleurs qui s’allument,
La matière frissonne sous la caresse du poil qui lèche la forme et la transforme.
Enfin se réveille dans un bâillement chaotique de lignes, dde formes et de couleurs,
Enfin se révèle lumineuse en un chant de matière, dl’épiderme
Né aux yeux de l’autre dans le mystère de son savoir…

 Alain Max

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de l'Art

 L'utilité de l'art est de donner du sens à la vie.
C’est une manière de raconter et d’interpréter l’histoire.
Depuis la Préhistoire, la peinture a effectué une véritable révolution.
Elle a quitté l’univers des symboles pour le monde des concepts.

Or, il a fallu les Cubistes pour nous rappeler à l’ordre et nous faire redécouvrir la puissance des images symboliques.
Et, en partie, c’est la faute à Descartes, et à son « Cogito ergo sum » "Je pense, donc je suis".

Alors que c’est le contraire :

         "C’est parce que je suis, que je pense."

Je suis quand je crée.
Je suis quand je communique avec d’autres.
Je suis quand j’aime et que mon cœur bondit.
Je suis quand j’accorde à l’autre le fait d’être.
Je suis quand on m’aime.

Nous ne sommes pas du domaine de la matière, du pouvoir ou de l’avoir. Nous sommes du domaine de l’amour et de l’acte gratuit.
La pensée est secondaire, elle ne sert qu’au discours.
Avant il y a le « Je » celui qui crée –. Ni le corps, ni l’intelligence qui ne sont que les outils du Je, être, du grec Thêta.
L’Art est le rythme, dans le mot rythme, dans le mot rythme, on peut lire RITE et RIME et le TH qui vient du grec theos.
Entrer dans le rythme de la création est se rendre disponible à l’au-delà de la pensée, celle qui atteint le pur, l’essentiel ; il faut lâcher prise à toute intention matérielle, à tout esprit de matière, de temps, d’espace.

 Aristote a dit : « Le beau, c’est la splendeur du vrai ».

 Alain Max